LE MONDE ARGENT Février 2003

Des chasseurs d’appartements pour cadres submergés
février 2003

La recherche d’un logement à acheter est assez décourageante, et certains professionnels, souvent d’anciens agents immobiliers, proposent, moyennant finance, de chercher à la place de l’acquéreur, en épluchant les annonces et en écumant les agences. Jérôme Martinet a ainsi créé avec trois associés, en 1999, la société Flat Hunter® (chasseur d’appartement), inspiré d’un concept très répandu aux Etats-Unis, puisqu’il y aurait 3 500 chasseurs d’appartements rien qu’à New York.

 

Photo Le MondeSix chasseurs consacrent leur temps à visiter des appartements, qu’ils filment et prennent en photo et dont ils vérifient tous les détails – la présence d’une cave, la moindre fissure, les projets d’urbanisme dans le voisinage… –, et vont même jusqu’à sonner chez les voisins et s’enquérir, auprès du syndic, de l’ambiance dans la copropriété. Ce service est particulièrement adapté aux cadres submergés, aux étrangers et aux personnes qui ne sont pas sur place. Il s’adresse plutôt à une clientèle haut de gamme, qui dispose d’un budget supérieur à 200 000 euros. Le client, après un entretien, signe un contrat de mission et verse un acompte de 750 à 1 500 euros H.T., qui peut être remboursé en partie en cas d’échec. Si l’affaire aboutit, les honoraires s’élèvent à 2 % H.T. de l’achat, pouvant s’ajouter à l’éventuelle commission d’agence, à 4 % H.T. s’il n’y a pas d’intermédiaire.

 

Flat Hunter® a racheté, en 2002, la société de chasseur d’appartement Keystone, qui se consacre désormais plutôt aux demandes spécifiques des entreprises souhaitant loger leurs cadres : « Nous ne sommes pas des agents immobiliers », explique Jérôme Martinet : « Notre taux de réussite est nettement supérieur à 50 %, avec en moyenne douze appartements sélectionnés avec rigueur et présentés en trois mois ».