COSMOPOLITAN Juillet 2005

Simplifier la vie
juillet 2005

Depuis un an, Delphine travaille pour Flat Hunter®, une société de chasseurs d’appartements. Son job ? Dénicher le logement de vos rêves.

 

Photo Cosmopolitan

Vous faites quoi dans la vie?

Delphine Néon, 35 ans, Chasseuse d’appartements

 

En quoi consiste votre job ?

Les exigences du client déterminées, je cherche pour lui dans la base de données de mon agence, les journaux gratuits, Internet et surtout auprès de mon réseau (notaires, institutionnels, particuliers…). Dès que je trouve quelque chose, je prends des photos et envoie un compte rendu au client. Si ça lui plaît, on retourne le voir ensemble. Je l’accompagne jusqu’à la signature chez le notaire.

 

Faut-il un diplôme ?

Non, ça s’apprend sur le terrain. Il vaut mieux avoir un bac + 10 en système D que dix années d’études : le métier demande beaucoup de réactivité. Maîtriser l’anglais voire une troisième langue est nécessaire car beaucoup de nos clients sont étrangers. Passer par une école de commerce reste un plus.

 

Vous y êtes arrivée comment ?

Après un poste d’acheteuse aux Galeries Lafayette, je me suis reconvertie dans l’immobilier comme consultante en relocation : je cherchais des appartements pour des cadres expatriés.

 

Les inconvénients du métier ?

Il faut être disponible. Mes acheteurs ont des emplois du temps surchargés. Mais, comme je n’ai besoin que d’un téléphone et de mon ordinateur portable, je peux travailler de n’importe où. J’en profite pour passer du temps chez moi et m’occuper de mes enfants.

 

Les avantages ?

L’indépendance, on travaille seul sans jamais tomber dans la routine. Je vois des appartements ou des maisons magnifiques que je ne pourrais pas visiter autrement. Et comme j’aime la pierre, je me régale !

 

Chercher pour les autres, c’est facile ?

Il faut se mettre dans la peau du client. Lors du premier entretien, je les interroge sur leurs goûts, leurs exigences, pour établir un cahier des charges précis. Je m’arrange aussi pour les rencontrer chez eux : pourvoir dans quel environnements ils vivent.

 

Que proposez-vous de plus qu’un agent immobilier ?

Le service. Un agent pense davantage au profit du revendeur, moi au client. Par exemple, je glane un maximum d’infos sur le quartier (proximité des écoles, des salles de gym, projets de construction…).

 

Votre pire client ?

Celui qui ne me fait pas confiance et qui effectue parallèlement ses propres recherches.

 

Une rencontre qui vous a marquée ?

Une famille canadienne cherchait une maison dans Paris. On avait une journée pour la dénicher. Leur fille de 5 ans nous accompagnait. À chaque visite, elle s’installait dans « sa chambre ». Et à chaque départ, c’était le drame. Au bout de dix heures, on a enfin trouvé ! Aujourd’hui, je continue à les voir. Il n’est pas rare que des amitiés se nouent avec mes clients.

 

Combien gagnez-vous ?

C’est aléatoire. Je suis rémunérée au moment de la signature chez le notaire.

 

Et vous, de quelle façon avez-vous trouvé votre logement ?

En galérant, comme tout le monde. J’ai perdu un temps fou sur Internet et en feuilletant les journaux. Faire appel à un chasseur d’appartements m’aurait simplifié la vie !