CAPITAL Septembre 2010

Chasseur d’appartements : un pro pour trouver le bien de vos rêves
septembre 2010

Vous cherchez un cinq-pièces en duplex avec terrasse de 30 mètres carrés dominant un parc ? En épluchant les petites annonces, vous finirez sans doute par trouver cette perle rare. Mais, si le temps ou le courage vous manquent, sachez qu’il est aujourd’hui possible de faire appel à un chasseur d’appartements.

 

A l’inverse des autres professionnels (agents immobiliers ou notaires), qui ne s’occupent que des vendeurs, celui-ci consacre 100% de ses journées à l’acheteur, avec pour mission de lui dénicher le bien correspondant à ses critères.

Cadres débordés, expatriés de retour au pays, Parisiens en quête d’un pied-à-terre au soleil, ils sont de plus en plus nombreux à s’offrir les services de cet intermédiaire d’un nouveau genre, apparu au milieu des années 2000. Faut-il vous laisser séduire ? Rappelons qu’on ne trouve pas de chasseurs d’appartements à tous les coins de rue.

Sur la petite centaine en activité, la moitié officie à Paris et les autres sont concentrés dans les villes de plus de 400 000 habitants, comme Lyon, Nice ou Marseille. Bref, pour une fermette à la campagne, inutile de compter sur eux. Autre frein : le budget minimal au-dessous duquel ils refusent de prendre votre dossier en main. Si certains descendent à 200 000 euros, mieux vaut disposer d’au moins 300 000 euros pour un service sur mesure, comprenant un compte rendu détaillé des visites (photos, vidéos…), l’état des charges (assurances, impôts…) et une étude de voisinage (écoles, commerces…). (…) Reste à connaître le coût de la prestation. Pas de mauvaises surprises de ce côté-là : il varie de 3% du prix dans le haut de gamme à 7% pour les biens standards, dans la moyenne des agences immobilières.

Néanmoins, n’espérez pas de miracle : un chasseur disposant de moyens d’investigation classiques (journaux, Internet…), il faudra souvent assouplir vos exigences pour ne pas vous retrouver bredouille. Ou vous armer de patience. Comme le résume un chasseur parisien : «Le délai moyen pour un bien atypique, c’est trois à quatre mois.»

 

Flat Hunter (www.flathunter.fr)
Zones d’activité : Paris et proche banlieue).
Mandat (durée) : Simple (trois à neuf mois).*
L’avis de Capital : Pas donné, mais très fin connaisseur du marché parisien : il y réalise chaque année entre 50 et 100 ventes.

* Formule qui, contrairement à celle du mandat exclusif, donne la possibilité de trouver un bien par ses propres moyens (éventuellement avec un autre intermédiaire).

 

Pauline JANICOT