CAPITAL Mars 2004

« Chasseur d’appart », un pro pour dénicher le logement de vos rêves…
mars 2004

Vous souhaitez acheter un bien immobilier mais manquez de temps ou n’êtes pas sur place ? Des experts peuvent maintenant s’occuper de tout.

 

Photo Capital

Les Chasseurs d’appart » (ici, Jérôme Martinet, de Flat Hunter®) repèrent et visitent les logements pour vous. Ils vous envoient ensuite par mail un compte rendu avec plans, photos et parfois vidéo du bien.

Affaire conclue tambour battant : en un peu moins de deux mois, un médecin de Clermont-Ferrand a acheté un pied-à-terre parisien d’une surface de 35 mètres carrés près de la gare de Lyon pour 152 000 euros, après seulement trois allers-retours les week-ends et sans avoir accompli la moindre démarche en semaine. Coup de chance ? Pas du tout, il a simplement fait appel à un «chasseur d’appart». Son job : trouver un bien immobilier (pas uniquement un appartement) correspondant aux critères d’un acheteur qui ne veut ou ne peut pas effectuer la recherche lui-même.

Très confidentiel il y a encore quatre ans, ce service séduit de plus en plus de monde : cadres sup débordés, expatriés sur le point de revenir dans l’Hexagone, provinciaux désireux d’acquérir un studio dans la capitale ou Parisiens en quête d’une villa avec piscine sous le soleil de la Provence (…).

Naturellement, la prestation n’est pas gratuite (…) Les chasseurs d’appartement coûtent cher, donc. Mais en retour, ils sortent le grand jeu : d’abord ils opèrent une sélection fine des biens susceptibles de vous intéresser et effectuent les visites à votre place. Ensuite, ils se font fort de vous adresser le jour même, par Internet, des plans, des photos et éventuellement une vidéo du bien repéré. Ainsi, de chez soi, au calme, ou de son bureau, on peut se faire une rapide idée de l’affaire proposée. De quoi éviter bien des déplacements inutiles.

Ces fouineurs professionnels ne vous lâcheront pas dans la nature une fois leur mission de base accomplie. Au contraire, ils s’engagent à vous assister jusqu’à la signature de l’acte de vente. Cela peut aller de la vérification des numéros de parcelles dans les registres du cadastre à la récupération des procès-verbaux d’assemblée de copropriétaires, voire la petite enquête discrète de voisinage… Vous pourrez encore compter sur eux pour dénicher un notaire efficace, contacter un expert chargé de mesurer la surface exacte du bien, détecter des traces d’amiante ou la présence de termites et, au final, pour rédiger le compromis de vente au mieux de vos intérêts. Flat Hunter®, qui se rémunère avec un pourcentage aide même ses clients à négocier. Quitte, parfois, à dépêcher de faux acheteurs pour savoir jusqu’où est prêt à descendre le vendeur… C’est peu dire que le client est choyé.

Mieux vaut pourtant prendre quelques précautions avant de vous jeter à l’eau. D’abord, vérifiez que votre interlocuteur est un vrai pro de l’immobilier. Il doit pour cela détenir la carte de «transaction». Sinon, aucun de ses engagements n’aura de valeur légale, ce qui veut dire que vous n’aurez pas la possibilité de vous retourner contre lui. Tâchez ensuite de le questionner sur sa charge de travail : pour assurer une recherche de qualité, il ne peut pas s’occuper sérieusement de plus de quatre ou cinq acheteurs à la fois.

Enfin, n’attendez pas de miracles. Ses moyens d’investigation restent classiques : journaux de petites annonces, sites Internet, agences immobilières… Seul Flat Hunter® sort un peu du lot : il a accès aux offres de vente de certains magazines deux jours avant leur publication. Mais globalement, pour ne pas perdre son temps avec un chasseur d’appartements, il faut rester assez souple sur les critères de choix. Par exemple, si vous rêvez d’un cinq-pièces de 160 mètres carrés situé au dernier étage d’un immeuble haussmannien, avec une terrasse de 40 mètres carrés et une vue plongeante sur un square, ne vous focalisez pas sur trois rues d’un quartier… Ou alors, armez-vous de patience !