Les investisseurs à Paris ne craignent plus la mesure rattachée à la loi ALUR concernant l’encadrement des loyers (décret n°2015-650 du 10 juin 2015). En effet, comme en témoignent les publications des notaires, on enregistre une hausse de 13% des transactions immobilières ainsi qu’une hausse de 14% des demandes de crédits selon l’organisme de crédit immobilier Cafpi (évolution constatée entre 2014 et 2015). L’investissement locatif s’est relancé.

Cette loi consiste à fixer le prix des loyers selon le quartier concerné, en fonction du nombre de pièces, de l’ancienneté de l’immeuble, de son caractère meublé ou non, mais aussi du taux d’équipement et de confort du logement. Vous pouvez consulter une carte interactive relatif à cette loi sur le site de la région IDF (referidf.com). Cependant, les données présentés ne semblent pas être en accord avec la réalité du marché locatif parisien (par exemple, cette carte nous indique que le loyer ne peut pas excéder 600€ pour un logement tout équipé de 20 m² avenue Gambetta dans le 20ème ).

Par conséquent, les propriétaires bailleurs ne croient plus en l’application de cette mesure. De leur côté, les locataires ne se lancent que très rarement dans une contestation judiciaire de leurs loyers, car cette opération pourrait s’avérer infructueuse. D’après les statistiques de l’association de consommateurs CLCV, 42% des loyers serait en moyenne 140€ plus cher que la moyenne établie (majoritairement sur les petites surfaces).

Résultat, le marché locatif ne s’est pas dévalué et les investisseurs ne craignent plus l’application de cette loi. Les locataires ne font généralement pas valoir leurs droits et les agences immobilières, diffusent impunément des annonces bien au-dessus des moyennes en trouvant toujours preneur.

D’autre part, plus un arrondissement parisien est demandé, plus les bailleurs et  les agences positionnent leurs prix sur des moyennes bien au-delà des limites légales sans craindre de poursuites.

En définitive, cette loi si bien portée par le gouvernement, qui a pour vocation de rendre accessible le marché locatif parisien, n’a pas grand effet car son pouvoir de sanction n’est pas jugé assez direct et conséquent. Les bailleurs et investisseurs ne sont pas inquiétés tant qu’ils ne dépassent pas une certaine limite fictive.

Pour résumer, l’investissement locatif reste toujours aussi rentable à Paris.

Sources :

http://www.lesechos.fr/03/08/2015/LesEchos/21992-066-ECH_paris-inaugure-le-regime-de-l-encadrement-des-loyers.htm?texte=encdarement%20des%20loyers%20chauvot