Selon une étude de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR), seulement 15 % des chambres de bonne parisiennes seraient occupées en tant que résidence principale, logement d’appoint, bureaux ou comme lieu de stockage. Par conséquent, 85% de ces chambres restent donc vides et représentent un vivier de logements encore inexploité.

En effet, ces anciennes chambres de service, généralement situées sous les combles des immeubles Haussmanniens, sont des pièces indépendantes qui ne comportent pas toutes les commodités nécessaires et sont majoritairement trop exiguës pour être louées (sauf si elles ont subi des aménagements). Ces espaces vacants représentent une opportunité de création de logement pour la ville de Paris qui veut s’en emparer afin d’agrémenter l’offre locative Parisienne et la rendre plus accessible.

Grâce au recensement réalisé par l’APUR, la mairie est prête à faire l’acquisition de ces nombreux espaces vacants, dont la moitié se situent à l’ouest parisien dans des arrondissements déficitaires en logements sociaux. Au total il y aurait 114 000 chambres de service disponibles ce qui représente 1 million de m2 inutilisés.

La Ville de Paris envisage diverses pistes pour réhabiliter ces logements, comme celle d’une acquisition par des bailleurs sociaux ainsi que la mise en place du dispositif de financement « multiloc’ » pour les propriétaires qui rénovent des logements vacants et les remettent en location.

Cette initiative est donc un soutien à l’objectif de création de 10 000 logements par an, fixé par la Maire de Paris (Anne Hidalgo) ainsi qu’une participation au rééquilibrage de l’offre de logements sociaux entre l’est et l’ouest parisien.